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Née en
1960 à Tain
l'hermitage, France.
Lives and works near Paris (France) - vit et travaille en région
parisienne.
Formation :
1978 :
University
Aix-Marseille, Arts Plastiques, France.
1981 : Bachelor's degree in arts - Licence d'Arts Plastiques.
1983 : C.A.P.E.S. = master's degree in arts. - C.A.P.E.S. d'Arts
plastiques.
Exhibitions -
Expositions:
2011 : 16
avril - 8 mai - Délires de Livres - Collégiale Saint-André, Chartres,
France
1985
: 10 fev - 28 fev -
Postcards from the North... - EPS Gallery, Sydney, Australie
2010 : 7
août - 30 août - Ex-Voto - Galerie Koma, Mons, Belgique
1985
: 17 fev - 3 mars -
Postcards from the North... - Horus & Deloris Contemporay Art Space, Sydney, Australia
2009 : 6 oct - 11 oct - Inter-Medium
- A group exhibition of artists exploring sculpture, painting and photography - Gallery HM, Sydney,
Australia
1985
: 30 août - 6 sept -
Inter-Medium - A group exhibition of artists exploring sculpture,
painting and photography - Tap Gallery Sydney, Australia
1985 : 29 mai -
25 juin - The Night Photographers with The InnerNortherns International
198: 1985 : Photography
Group - Michaels Alpha Photographic Gallery, Melbourne, Australia
1985 :11 avril -
3 mai - Délires de Livres -
Collègilae Saint-André, Chartres, France
2007 : 15 jui - 15 août - Les Créations Postales d'ArtKaos, Liège,
Belgique
1985 : 1 juin -
17 juin - Délires de Livres - Collègilae Saint-André, Chartres, France
2006 : 8 oct - 18 nov - Hypegallery-
galerie Café Moskau de Berlin
2004 :
3
nov. 3 déc. - Hypegallery - Palais de Tokyo, Paris
"Do you like Yen ?" -
Août - Partcipation à l'action, seonde partie, Tokyo, Japon
1985
: "Do you
like Yen ?" - 20 et 21 mars - Partcipation à l'action, galerie éof,
Paris.
2002 :
Exhibition
"Polarama" = an eclectic ensemble of international artists'work
utilising
1985 : the 1985
ubiquitous instant polaroid.
1985 : 13.07.02
- 10.08.02
Gallery Folly, Lancaster, UK.
1990
:
1993 :
Exposition
"Pic'Art" - juin, Amiens
1987 :
Exposition
internationale "Gruppenkunstwerk"
(Oeuvre d'art collective) de
juin à septembre en
écho à la Dokumenta 8, Hall K18, Kassel.
1987 : SAD,
Paris Grand Palais, France.
1986 :
Exposition
"Inventaire"
(octobre-novembre), Galerie Viviane Valat, Saint Vallier (26)
1985 : Envoi
pendant 8 jours à 8 galeries
parisiennes de "Correspondance" du 11 au 18/06
1985 : Envoi
de 5 "K7", pour fêter le nouvel
an, à quatre galeries New-Yorkaises,
1985 : et une
londonienne.
1985 :
Exposition
"L'Écriture"
(mai-juin), Galerie Viviane Valat, Saint Vallier (26).
1985
: Exposition "Travaux
d'artistes au cours du jour" (juillet), galerie La Tête
d'Obsidienne, La
Seyne sur mer.
LES MOTS N'ONT PLUS LA MÊME LONGUEUR
" Nous manquons
de points d'appui,
c'est-à-dire de
journaux intimes ".
Khlebnikov
par Jean-Marie Gleize
L'objet est un cube. Il s'ouvre, Pascale Baud décide
de paginer ses phrases. Décide de "livrer" son travail de peintre. Un
livre donc, sur la première page duquel je lis ceci: "odeur de
mandarine", et ceci (à angle droit près de la fente, tandis que tout le
reste de la page est vide) : "Livre d'Heures de la Duchesse de
Bourgogne, Adélaïde de Savoie". Il y en a qui écrivent ça sans savoir,
mine de rien, qui font ça en cachette, en couchette, partout, dans les
trains, dans les gares, partout. Comme s'il y avait un rapport
"pensable" entre Greta Garbo, les Parkings, Chrétien de Troyes et le
portrait de Calas en Médée. Mais oui ! Ça va, ça vient, ça tire, et,
plus je le suce, plus le bonbon fond. En somme, l'art est un engin (un
enjeu) formidable, "de taille" (crayon), et c'est bien parce nous ne
savons pas de quoi il retourne qu'il faut y aller, forcer, foncer,
s'enfoncer, faire feu dans tous les coins (de tous bois), etc. Pascale
écrit des brouillons. Je vais trop vite (et comme elle dit : "du
calme...") : Pascale Baud (vit et travaille à Marseille), écrit au
brouillon des bouts de sa vie, des bouts de vie cadrée, micrographiés,
cryptographiés, hiéroglyphés, qu'elle ponctue de dessins, de riens
d'instants de sa vie mis bout à bout : un livre d'heures, les minutes
d'un livre de bouts de vie, les secondes de ces minutes de bout à bout
de fragments de dessins qui ponctuent les ébauches des brouillons de
cet intime besoin de l'infime jour à jour. Brouillons et brouilles.
Rien ne va plus entre les yeux et le reste. Ça décolle. Vous croyez
avoir des idées dans la tête et, pourquoi pas, derrière la tête. Et
finalement, vous l'avez dans le dos. C'est une histoire de rétine. Des
paupières battues, raclées. De fourchette et de fond de pot, en
désespoir de cause. " À la longue, les mots n'ont plus la même longueur
", oui, à la fin, la poésie n'en pouvant plus (on sait bien pourquoi,
il y a de l'essouflement dans le manque d'air, ça fait très mal du côté
du rafistolage lyrique, de l'écologie prosodique, et encore plus mal du
côté des ordinateurs), et bien, voilà, la poésie se tirant, que "
quelque chose " revient, plutôt façon crabe, n'importe comment
(rigoureusement n'importe comment), du côté du JOURNAL (voyez Prigent,
Denis Roche, Lucot, et, aujourd'hui, cette Pascale Baud et ses pattes
de mouche).
Les mots rapetissent, se chevauchent, éboulent et
s'emboulent, déboulent, se pelotent, s'écorchent, and so on. Noeuds et
croix, mémoire et grimoire. Comme si vous vous étiez rincé l'oeil à
l'eau de javel.
Débrouillez-vous. Et grouillez-vous : " à la vitesse
du train s'ajoute la vitesse du jour déclinant, la rotation de la terre
". D'emblée, dans ces " pages bordéliques ", c'est le travail
systématique de l'effacement qui est à l'oeuvre : contrairement à toute
attente, à toute entente (mais l' " art de la conversation " - et de la
conservation - n'est pas le fort de ceux qui brûlent), le journal n'est
pas du tout, mais alors pas du tout, un grand dépottoir
cumulatif-expressif, de consolidation massive, un gros sac de décharge,
c'est précisément le contraire, le lieu où tout disparaît, s'estompe,
s'écroule, le lieu où tout lâche.
D'où l'exercice ici, de tous les gestes, mouvements
et faux mouvements, lapsus et traits de langue, qui jouent, rejouent et
déjouent l'absorption : le blanc mange le " reste "(blanchissement du
crayon noir ou de l'encre, raclure, à fleur de papier), ou c'est le
noir (noircissement, rature), ou ça se gomme, de toutes les façons. La
question est non pas : comment vais-je fixer, décrire ? mais : compte
tenu de la vitesse du train, et de celui qui vient en sens inverse, et
du tain miroitant des vitres, et de ma propre vitesse mentale, et de la
disparition du jour (rotation cosmique) et, finalement, du tunnel,
comment vais-je pouvoir faire " tenir " tout ce qui fout le camp ?
Comment vais-je calculer la fraction de seconde, la fraction de
fraction, où inscrire ce qui se défait ? " Tentative de cadrage du rien
", c'est ça, depuis Rimbaud (" par l'univers sans images "), le
calendrier perpétuel, le poids de ce qui s'enlève, mot à mot, peau à
peau, du sang perdu, infiniment, la chute des temps dans nos veines, et
" les 883 espèces qui vont s'éteindre dans les quinze prochaines années
! ".Pascale Baud signe sa perte. Librement. Délibérément. En beauté
(oui à ce mot !). C'est sa très grande force. Et qu'avons nous d'autre
à signer ?
Article paru dans le magazine d'art
contemporain MARS n°6 été 85, à propos du P.B.
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Mes
écritures sont des refuges. Celles volontairement linéaires et presque
indéchiffrables des "Carnets" et des "Torsades", celles qui s'oublient
sur un coin de page, celle des mots barbouillés à coups de tube rageur,
mots photographiés puis
agrandis minutieusement, celles des "Hyperbleues", celles encore...
- Ecrire comme
accumulation.
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J'accumule des
pattes de mouche, comme j'accumule des petits
riens.
C'est ainsi que je suis passée des carnets aux "K7", puis à
nouveau aux carnets, aux déchirures et enfin aux
"Géologies". C'est avec elles que
j'ai commencé à montrer au jour le jour leurs stratifications par le
biais de la photo. C'est avec elles que j'ai placé mes premières images
sur Internet. Depuis la photographie a pris une place centrale dans ma
façon de
travailler. Photographie témoin, photographie constat,
photographie mise en scène. Ecriture photographique...
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